Le Carillon de l’Eglise

Le Carillon de l’Eglise Saint Jean-Baptiste de Bourbourg

Dans le cadre de son projet global de rénovation et de restauration, l’église Saint Jean-Baptiste a également été dotée d’un nouveau carillon. L’incendie de l’église au cours de la Seconde Guerre mondiale avait également provoqué le silence d’un instrument qui, depuis 1548, rythmait la vie des Bourbourgeois.
Le projet a concerné les instruments comme les cloches. 50 nouvelles cloches ont été fondues par la fonderie Paccard d’Annecy, Gédéon, la plus grosse, pèse 380 kg. L’entreprise Paschal de Wimereux s’est chargée de la partie instrumentale : nouveau clavier qui peut être actionné de manière traditionnelle, sous les poings du carillonneur, ou de manière automatique grâce à un système de vérins pneumatiques. Depuis 2008, le carillon marque de nouveau le temps en égrenant ses ritournelles tous les quarts d’heure, et retrouve sa splendeur d’avant-guerre. Jacques Martel, carillonneur de Bergues, anime la ville d’une ambiance musicale chaque mardi matin de 10h30 à 11h30.

Le carillon de l’église Saint Jean-Baptiste de Bourbourg est un élément incontournable de l’identité de ce bourg des Flandres et fait partie aujourd’hui du patrimoine campanaire régional. Il accompagne la vie des bourbourgeois depuis 1548 et la rythme de ses ritournelles FRA DIAVOLO à l’heure et PETIT OISEAU DE TOUTES LES COULEURS à la demie. Le carillon a connu ses heures de gloire au terme d’une grande restauration en 1930, suite à laquelle un concert inaugural fut donné par Jef Denyn, directeur de la célèbre école de Malines. L’instrument rénové vibrera sous les poings de Moïse Marcant, carillonneur bourbourgeois jusqu’en 1940 (incendie de l’église). Le carillon a été maintes fois restauré, refondu et remis en état mais sans résultat probant.

    

Le projet de rénovation du carillon en 2008 :

L’instrument communal associé à la sonnerie des cloches cultuelles est situé à environ 35 mètres du sol dans le campanile octogonal. Du chemin de ronde s’ouvre un large paysage maritime. Bien connu des carillonneurs, cet instrument avait pour caractéristiques :

  • Nombre de cloches : 37 cloches du si 3 à si 6 chromatique,
  • Poids : 1465 kg,
  • Fondeur : Jean Bolée à Orléans, 1962

La dernière restauration datait de 1993 en sonnerie électrique. Elle ne permettait malheureusement pas une bonne utilisation du carillon.

La ville de Bourboug a décidé en 2008 d’engager la création d’un nouvel instrument manuel et automatique de quatre octaves, visitable par le public. La volonté est de réaliser des travaux de création en profondeur afin que le carillon retrouve son chant au cœur de la ville et redonne vie à l’édifice.
En parallèle, une association de soutien à ce projet a été créée (association de Rénovation du Carillon de Bourbourg), dont quelques actions peuvent être citées :

  • lancement d’une souscription volontaire,
  • vente de clochettes,
  • recherche de sponsoring,
  • programmation de concerts

Les travaux réalisés ont consisté en :

  • La dépose des cloches, des équipements et de la structure,
  • L’aménagement des accès,
  • La rénovation des ornements de toiture,
  • La coulée du carillon de 48 cloches,
  • La création de la structure métallique du carillon,
  • L’installation du carillon, des équipements de transmission, de la cabine et du clavier, du système automatique, du système de commande, de l’éclairage et du câblage.                              

Financement du projet  :

  • Etat : Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire : 190 545.00 € HT
  • Etat : volet tourisme du Contrat de Plan Etat Région : 45 000.00 € HT
  • Conseil Général du Nord : 57 168.00 € HT (non accordé ce jour)
  • Mécénat du Crédit Agricole Nord de France : 30 000.00 € HT
  • Souscription volontaire de l’association de Renaissance du Carillon : 11 000.00 € HT
  • SIVOM de l’Aa : 53 155.00 € HT (si participation du CG) ou 110 323.00 € HT

 

Il n'y a pas encore de sous-parties.

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